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QUI Fait des dons Témoignages de donateurs
Des gens ordinaires font parfois preuve d’une générosité extraordinaire en laissant des dons en héritage à des organismes de bienfaisance au moyen de leur testament ou de leur planification successorale. Ces témoignages montrent que les gens qui manifestent une telle bonté peuvent provenir de couches sociales variées et avoir des revenus, des professions et des passions très différents.
Nous nous souviendrons d’eux pour leur grand amour de la vie et leur souci du prochain et leurs dons nous rappelleront que, nous aussi, nous pouvons jouer un rôle déterminant pour l’amélioration de l’humanité.
Voici quelques témoignages qui sauront sûrement vous toucher :
- Un legs visionnaire pour encourager l’art
- Des dons inspirés par les événements qui ont touché sa famille
Pour avoir accès à plus de témoignages et à des nouvelles concernant les dons testamentaires link to Comment donner et les dons planifiés, veuillez visiter la section Nouvelles sur la page d’accueil de notre site Web.
Un legs visionnaire pour encourager l’art
Au début des années 1900, loin dans les Prairies, à des milliers de kilomètres de la galerie la plus proche, Norman MacKenzie envisageait la création, à Regina, d’une des plus belles galeries d’art au Canada. Grâce à un simple don testamentaire, il a contribué à rendre ce projet réalisable.
En 1936, il légua à l’université de la Saskatchewan 374 objets d’art ainsi que des propriétés et des titres cotés en bourse. Malheureusement, son décès ayant eu lieu pendant la dépression, la valeur de sa succession n’a pas été suffisante pour assurer la réalisation de son rêve.
En 1953, l’université construisit une petite galerie sur le campus, du côté de College Avenue, pour exposer les œuvres d’art léguées par M. MacKenzie. Puis, en 1957, grâce à une subvention gouvernementale, la galerie fut agrandie pour accueillir le département des arts. En 1990, elle a été déménagée à son emplacement actuel dans le bâtiment TC Douglas, sur la rue Albert. On y trouve un vaste éventail de collections d’art, comme le souhaitait Norman MacKenzie.
Selon Timothy Long, curateur en chef de la galerie qui porte aujourd’hui le nom du généreux donateur, M. MacKenzie était un visionnaire. « Il voulait encourager les arts dans une province où l’accès à des œuvres de valeur historique était particulièrement restreint, explique M. Long. En 1957, la galerie d’art qu’il a permis de fonder était la meilleure qui soit entre Toronto et Vancouver. »
M. Long ajoute que Norman MacKenzie souhaitait que la galerie ait un rôle éducatif. On y présente aujourd’hui des œuvres de diverses écoles et périodes artistiques. Les étudiants et le public peuvent donc maintenant contempler des œuvres illustrant diverses étapes de l’histoire de l’art.
Les donateurs actuels désireux d’assurer la pérennité de la galerie sont invités à faire des dons planifiés de tous genres : dons d’argent ou d’œuvres d’art, ou encore achat d’œuvres à la mémoire d’un être cher. Ils peuvent ainsi laisser un don dont la collectivité bénéficiera longtemps. « De tels dons profiteront en effet à de nombreuses générations », affirme M. Long. « Chapeau, M. MacKenzie d’avoir vu si loin. »
Des dons inspirés par les événements qui ont touché sa famille
Âgée de 87 ans, Blanche Green s’intéresse depuis longtemps au système de santé de la Saskatchewan.
Elle se souvient des querelles qui ont entouré, dans les années 1960, la question de l’accès aux soins de santé pendant les débats sur l’instauration de l’assurance-maladie et de l’importance que revêtait ce sujet pour ses amis et sa famille. Elle a travaillé pour Tommy Douglas, Ross Thatcher et d’autres politiciens qui ont présidé à la création du système de soins de santé de la Saskatchewan avec une passion qui l’anime encore de nos jours.
« Je me suis toujours intéressée aux questions de soins de santé », dit-elle.« Quarante-deux ans de travail au gouvernement et de bénévolat dans la société m’ont permis de connaître le dossier de fond en comble. En vérité, cela a été le centre d’intérêt de toute ma vie. »
Cet intérêt a pris une connotation encore plus personnelle quand ses parents sont tombés malades et davantage encore quand sa sœur Sally est morte en 1990.
« Sally était toujours active, même si elle avait eu la polio à l’âge de 4 ans et avait commencé plus tard à faire de la haute pression. Malgré tout, elle ne s’est jamais considérée comme étant handicapée. Elle était toujours occupée et conduisait même une voiture à l’époque où peu de femmes y pensaient », se rappelle Blanche avec affection.
Pour rendre hommage à sa famille et à divers organismes de soins de santé, Blanche a obtenu la collaboration d’un planificateur financier en vue de continuer d’accorder, quand elle n’y sera plus, son appui à des organismes de bienfaisance avec lesquels elle avait des liens étroits. « J’ai toujours choisi les organismes associés à la vie de ma famille », explique-t-elle.
Par exemple :
- Elle a prévu d’aider la Fondation des maladies du cœur parce que sa sœur, son père et sa mère ont tous trois éprouvé des défaillances cardiaques.
- Parce que Sally avait eu la polio, Blanche a prévu un don à la Saskatchewan Abilities Council.
- Elle accorde aussi son soutien à la Orange Home de Indian Head, parce que son beau-frère siégeait au conseil d’administration de cet organisme.
- Blanche elle-même souffre d’un glaucome, elle a donc choisi de soutenir l’Institut national canadien pour les aveugles.
- Elle fait aussi des dons à la Société canadienne du cancer, à la Société d’Arthrite et à l’Armée du Salut.
- Blanche a également couché la fondation des hôpitaux de Regina sur son testament. « Les hôpitaux sont la cheville ouvrière du système de santé », affirme Blanche. Elle estime qu’il importe de faire des dons aux hôpitaux parce que tous les aspects de la santé y sont représentés. Tous les membres de sa famille, y compris elle-même ont été hospitalisés. Elle a prévu un don de titres cotés en bourse que sa sœur Sally lui avait laissé en héritage. Blanche était très heureuse d’affecter ce don à l’achat du premier appareil d’imagerie par résonance magnétique du sud de la Saskatchewan.
« Il est vraiment important d’avoir accès à de bons soins de santé, il y a tant de gens qui en ont besoin, dit-elle. J’ai eu de la chance de recevoir de l’appui quand j’en avais besoin et maintenant j’aimerais que les autres en profitent à leur tour. Tous les membres de ma famille immédiate sont décédés, alors je veux que mon héritage serve à rendre des services qui profiteront vraiment aux gens de ma province, aujourd’hui comme demain. »
